Ifa, trio métissé.

Révélation du festival Accords et à Cris de Fougères en juin dernier, les trois Rennaises d’iIFA viennent de sortir leur premier album.

« C’est l’histoire d’un coup de coeur commun pour le chant et les sonorités exotiques », raconte Amélie Dalibert. Le trio Ifa est né en janvier 2014 de la rencontre entre Amélie, Lys Perdriau et Manon Benoit-Gonin au centre de formation de musiciens intervenant à l’école (CFMI) de l’université de Rennes 2. Entre elles, plus que de l’amitié : une alchimie des voix qu’elles mêlent à l’envie et à l’instinct. Ifa est le nom d’une divinité afro-brésilienne. Il nous immédiatement inspirées. Nous travaillons aussi bien en polyphonie qu’en polyrhythmic, en nous accompagnant de percussions du Brésil et d’Afrique du Nord. »

Même le latin.

Le trio puise son inspiration sur divers continents, d’Amérique du Sud à l’Europe de l’Est en passant par l’Afrique et les rivages de la Méditerranée… « On alterne le portugais, l’espagnol, le bulgare et même le latin pour chanter, avec un jeu de répétition des phrases. » Leur répertoire se nourrit de chansons traditionnelles et de compositions originales. Le résultat a séduit le public fougerais en juin dernier lors du festival Accordset à Cris : elles ont reporté le tremplin. Le premier CD, nommé « Tang Tant qui se Paf », est sorti le 16 Septembre. Douze titres enregistrés en studio à Acigné. Elles défendront l’album sur scène dans les prochains mois.

Régis Delanoë